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Les problèmes de santé mentale constituent un véritable fléau dans nos sociétés. Le réseau Qualaxia soutient des actions efficaces de promotion de la santé mentale, de prévention et de traitement des troubles mentaux les plus fréquents.

Qualaxia, c'est un réseau de chercheurs, d'experts, de décideurs, de gestionnaires et de cliniciens. L'objectif du réseau est de rendre facilement accessibles des documents que nous jugeons particulièrement importants sur la santé mentale des populations.

Nous vous invitons à réagir aux articles du blogue Qualaxia. Donnez votre point de vue, posez vos questions, faites connaître vos expériences ou informez-nous sur des documents ou des outils d'intérêt pour les décideurs, les gestionnaires et les cliniciens. La connaissance scientifique prend tout son sens lorsqu'elle est confrontée à l'expérience sur le terrain. Ce blogue se veut un moyen dynamique de partager les connaissances dans le domaine de la santé mentale populationnelle.

Réflexion sur le Projet d’autosoins

J’ai rédigé d’autres blogues ici auparavant à propos du Guide d’autosoins pour la dépression, un outil d’autosoins gratuit fondé sur des données probantes, qui a été élaboré il y a environ une décennie et qui peut être téléchargé en français, en anglais, en punjabi, en chinois, en farsi et en vietnamien, ainsi qu’en version audio (malheureusement offerte en anglais seulement pour le moment). Des versions du guide, qui sont axées sur l’autocontrôle des humeurs en milieu de travail…

Les conditions de pratique en psychothérapie : la situation actuelle et la rémunération demandée

Je l’ai déjà affirmé, et je le redis ici : si on veut permettre l’accès à la psychothérapie, il faut remplir un certain nombre de conditions, l’une d’entre elles étant qu’il faut offrir aux professionnels des conditions de pratique qui favorisent leur adhésion au programme. Et qui dit conditions de pratique, dit rémunération.

Et si la marche active était une bonne occasion de prévenir la dépression?

Identifier des interventions permettant la prévention des troubles dépressifs est un enjeu majeur de santé publique, particulièrement pour les femmes post-ménopausées. Dans un récent essai clinique, nous avons évalué l’effet d’un programme de marche sur le niveau de dépression de participantes post-ménopausées inactives (n = 121). Celles-ci étaient attribuées soit à une « liste d’attente » ou à un programme de marche. Deux séances hebdomadaires supervisées de marche active (à l’extérieur et en groupe) et une troisième pratiquée

Accès la psychothérapie : le point de vue des cliniciens

Si on veut mettre en place un système aussi vaste que serait celui permettant un accès accru aux psychothérapies et si on veut que ce système fonctionne, il faut qu’il ait été construit en prenant divers éléments en considération. Évidemment, il doit être axé sur les besoins des usagers. Mais il doit aussi prendre en compte — et c’est ici que l’on est souvent plus négligent — le point de vue des professionnels qui œuvreront au sein de ce système.

Marche et symptômes dépressifs chez les aînés : les motifs et le dosage peuvent faire une différence!

Chez les aînés, tout comme chez l’adulte, de bonnes habitudes de marche sont associées à une meilleure santé physique et mentale. Cependant, les personnes marchent pour différents motifs : dans le but de se mettre en forme, pour passer le temps, pour se déplacer d’un endroit à l’autre, etc. Tous ces motifs sont-ils équivalents dans l’association entre activité physique et symptômes dépressifs chez les aînés ? Il semble bien que non ! Selon une étude que nous venons de publier, ceux qui marchent au moins 30 minutes par jour, trois ou cinq jours par semaine dans le but…

Psychothérapie : la question n’est pas de savoir si on peut se permettre de l’offrir, mais bien de savoir si on peut se permettre de ne pas l’offrir

L’Organisation mondiale de la santé estime que la dépression est la première cause d’incapacité et qu’elle contribue fortement au fardeau mondial de la maladie. On estime par ailleurs qu’au Canada, environ 20 % de la population sera affectée par un trouble mental dit transitoire, dont la dépression.

Des nouvelles sur le programme Participe-présent

En 2013, sur le blogue de Qualaxia, Regenstrief et coll. nous informaient qu’une équipe de chercheurs et de cliniciens du CSSS Cavendish-CAU était en train de développer un programme novateur destiné aux personnes âgées vivant avec un trouble de santé mentale ou des problèmes psychosociaux. Le programme Participe-présent vise à promouvoir la participation sociale de cette population, notamment en faisant la promotion de l’utilisation des ressources de la communauté en matière de loisirs et d’espaces de socialisation.

Première ligne en santé mentale au Brésil : un modèle différent

J’arrive tout juste d’un séjour de plusieurs semaines au Brésil où j’ai pu constater plusieurs différences avec le Québec dans le fonctionnement des services, notamment dans l’organisation des services de première ligne en santé mentale. Ce pays a pris le virage de l’intégration de la santé mentale en première ligne sensiblement en même temps que nous (dans les années 2000). Toutefois, le modèle adopté est quelque peu différent du nôtre.

La prévention des RPS avant la promotion du bien-être au travail

Plusieurs entreprises ont malheureusement tendance à euphémiser, voire à nier le caractère pathogène que présentent certaines formes d’organisation de travail et de pratiques de gestion. Sous prétexte de favoriser une approche positive, elles semblent plutôt investir du côté de la promotion, entre autres, de saines habitudes de vie dans le but de favoriser le bien-être de leurs employés. Or, toute souhaitable est-elle, une activité de promotion du bien-être au travail ne permet pas nécessairement de réduire les risques psychosociaux (RPS), alors que la prévention des contraintes organisationnelles ou psychosociales s’accompagne nécessairement d’une amélioration du bien-être au travail.

Les rôles de la santé publique au regard de la santé mentale des populations

Ces dernières années, il y a eu autant d’études que d’événements qui nous ont poussés à réaliser que la santé mentale signifiait beaucoup plus que la simple absence de troubles mentaux. Quelqu’un de « pas malade » n’est pas forcément en bonne santé mentale. C’est quelqu’un qui se sent bien, qui arrive à s’accomplir même dans l’adversité que la vie sort parfois de son chapeau. Une santé mentale positive, c’est ce qu’on se souhaite tous : de porter en soi le nécessaire pour pouvoir exister au sein de la communauté et y contribuer activement.