Thème : Politiques et grandes orientations

L’équité : elle affecte notre santé mentale

Les collectivités racialisées et indigènes sont souvent confrontées à des barrières systémiques qui ont une incidence sur chacun des déterminants sociaux de la santé. Elles doivent faire face à ces barrières pour accéder au marché du travail, aux soins de santé et aux occasions de formation. De plus, elles sont souvent incapables de trouver des services offerts dans leur langue maternelle, elles sont surreprésentées dans notre système de justice et elles sont souvent confrontées à de la discrimination dans leurs interactions avec les services policiers et les cours de justice, ce qui se traduit par un impact négatif sur leur santé mentale.

Nouvelles conclusions du Centre de ressources en promotion de la santé (CRPS) du CAMH sur la promotion de la santé mentale en Ontario

Au cours de la dernière année, le Centre de ressources en promotion de la santé (CRPS) du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) a produit un nouveau rapport mettant en lumière le travail considérable associé à la promotion de la santé mentale (PSM) qui a été effectué partout en Ontario. Le CRPS du CAMH est membre du Réseau d’échange de données probantes du Programme de soutien au système provincial (PSSP) au Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH). EENet est un réseau d’échange de connaissances qui réunit les intervenants en santé mentale et en toxicomanie de partout en Ontario.

Les conditions de pratique en psychothérapie : la situation actuelle et la rémunération demandée

Je l’ai déjà affirmé, et je le redis ici : si on veut permettre l’accès à la psychothérapie, il faut remplir un certain nombre de conditions, l’une d’entre elles étant qu’il faut offrir aux professionnels des conditions de pratique qui favorisent leur adhésion au programme. Et qui dit conditions de pratique, dit rémunération.

Accès la psychothérapie : le point de vue des cliniciens

Si on veut mettre en place un système aussi vaste que serait celui permettant un accès accru aux psychothérapies et si on veut que ce système fonctionne, il faut qu’il ait été construit en prenant divers éléments en considération. Évidemment, il doit être axé sur les besoins des usagers. Mais il doit aussi prendre en compte — et c’est ici que l’on est souvent plus négligent — le point de vue des professionnels qui œuvreront au sein de ce système.

Psychothérapie : la question n’est pas de savoir si on peut se permettre de l’offrir, mais bien de savoir si on peut se permettre de ne pas l’offrir

L’Organisation mondiale de la santé estime que la dépression est la première cause d’incapacité et qu’elle contribue fortement au fardeau mondial de la maladie. On estime par ailleurs qu’au Canada, environ 20 % de la population sera affectée par un trouble mental dit transitoire, dont la dépression.

Première ligne en santé mentale au Brésil : un modèle différent

J’arrive tout juste d’un séjour de plusieurs semaines au Brésil où j’ai pu constater plusieurs différences avec le Québec dans le fonctionnement des services, notamment dans l’organisation des services de première ligne en santé mentale. Ce pays a pris le virage de l’intégration de la santé mentale en première ligne sensiblement en même temps que nous (dans les années 2000). Toutefois, le modèle adopté est quelque peu différent du nôtre.

La psychothérapie, c’est pour les bien-portants anxieux! : 2e partie

Au cours des derniers mois, mon étudiante, Stacy Bradley, et moi avons mené plusieurs sondages visant à faire un état de la situation quant à l’exercice de la psychothérapie en bureau privé et dans le système public, ainsi qu’à obtenir l’opinion des psychologues, psychothérapeutes et médecins de famille quant aux modalités à mettre en place pour faciliter l’accès à la psychothérapie. Contrairement à ce qui est fait dans le système public, dans d’autres professions ou même ailleurs dans le monde, aucune donnée n’est colligée sur la pratique des psys en bureau privé.

La psychothérapie, c’est pour les bien-portants anxieux! : 1re partie

Beaucoup de temps s’est écoulé depuis mon dernier billet, mais j’ai une bonne raison, et celle-ci est directement liée à la question de l’accès à la psychothérapie : depuis plusieurs mois déjà, j’agis à titre de consultant externe principal pour l’INESSS, qui doit bientôt soumettre ses recommandations au MSSS sur les façons de faciliter l’accès à la psychothérapie. Dès que ce rapport sera rendu public, je vous en ferai part.

La psychothérapie, est-ce que ça fonctionne vraiment?

Je me plais à affirmer que la psychothérapie est le traitement qui, de tout temps, a fait l’objet du plus grand nombre de recherches. Les données scientifiques abondent sur le sujet, et l’accès à un si grand nombre de données permet aux chercheurs de commencer à les compiler sous forme de ce que l’on appelle communément « revue systématique ». En fait, il y a tellement de données, qu’en sus des revues systématiques, nous pouvons également faire des revues de revues systématiques. Mon but ici n’est pas de décrire l’une ou l’autre de ces revues en détail, mais bien de faire ressortir les traits qui les caractérisent et de traduire ces éléments en des termes accessibles à tous.

Établir les liens : Il ne peut pas y avoir de santé mentale sans santé mentale publique

Un rapport de recherche publié en Ontario l’été dernier, intitulé Établir les liens a révélé que les bureaux locaux de santé publique font un travail énorme pour promouvoir la santé mentale des enfants et des jeunes sans en avoir reçu le mandat précis. En Ontario, les activités principales de la santé publique sont la prévention des maladies et la promotion de la santé, toutefois, le rôle de la santé publique en ce qui concerne la santé mentale des Ontariens et Ontariennes n’a pas été clairement défini. Par exemple, les Normes de santé publique de l’Ontario, qui orientent les travaux des bureaux de santé publique, n’ont pas obtenu le mandat précis d’examiner la santé mentale.